Kino : vers une production cinématographique indépendante

Le Kino, késako ?

 

Venu du Canada, il s’agit d’un mouvement cinématographique né en 1999 à Montréal sous l’impulsion de Christian Laurence. Le courant vise surtout à démocratiser ma production et la diffusion cinématographique traditionnelle, au profit des oeuvres indépendantes et originales. Certains disent que le terme est inspiré du grec « kinè », qui signifie « mouvement », d’autres du mot « cinéma » traduit en russe : « kino ». Nous avons mené notre enquête et il s’avère que cela provient en réalité de l’allemand « kino » signifiant cinéma.

 

 

La légende raconte que le mouvement a vu le jour lorsque des artistes ont décidé de réaliser un film par mois avant la fin du monde prévue en l’an 2000.

 

Les kinoïtes se réunissent donc dans un premier temps une fois par mois. Lors de ces soirées mensuelles, dans un style de cabaret, sont projetés une grande variété de courts métrages produits avec peu voire pas de moyens du tout. Ensuite les réalisateurs des films en question viennent tour à tour présenter leur film. Les spectateurs ont ensuite l’occasion de rencontrer le réalisateur lors de l’entracte.

 

Puis le mouvement se présente sous forme de « Kabarets’ : des laboratoires d’expérimentations ponctuels où se retrouvent les artistes dans un objectif de création. Des cinéastes aux comédiens, en passant par les musiciens et autres artisans du cinéma, chacun partage son savoir et sa technique. Il s’agit d’un endroit où chacun peut exercer son art et enrichir celui des autres, sans contraintes autres que matérielles.

 

« Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant. »

– Christian Laurence

 

 

Parfois les membres se donnent des objectifs comme créer un court-métrage en 1 semaine, 3 jours ou même en moins de 48 heures… Le fruit de leur travail est ensuite présenté au public, sans aucune censure à leur créativité.

 

 

Ce qui démarque le mouvement Kino, c’est son ouverture : quiconque souhaite se joindre au mouvement le peut. Aucune expérience n’est requise, peu importe l’âge du postulant, les cellules sont ouvertes à tous ceux qui souhaitent entreprendre une démarche artistique.

 

Aujourd’hui on dénombre plus de 50 cellules du mouvement dans 14 pays et sur 4 continents et dont les membres se gèrent librement. Ces membres refusent de se conformer à la production dite « traditionnelle ».

 

Près de 20 cellules situées en France :

 

Kino Scotch – Toulouse

Kino Session – Bordeaux

Kino Session Paris – Paris

Volkino – Clermont-Ferrand

Kino Rennes – Rennes

Kinopork’n’roll – Ile de Porquerolles

Kino Paname – Paris

Kino Montpellier – Montpellier

Kino’Nantes – Nantes

Kino LugdunUm – Lyon

Kinogent – Nogent-le-Rotrou

Kino Fada – Marseille

Kinoctambule – Saint-Etienne

Kino Belleville – Paris

Kabaret Off-Courts – Trouville-sur-Mer

Chato’Kino – Château-Gontier

Kino Caen – Caen

Kino Gap – Gap

Kinorama.77 – Paris

 

 

L’objectif du mouvement Kino ?

 

Rassembler tous les artistes, qu’ils soient musiciens, scénaristes ou réalisateurs… Tout ceux qui ne pensent pas que la pertinence d’une oeuvre cinématographique se chiffrent uniquement à son budget de production.

 

Le Festival

 

Un appel à projets vient de se terminer le 23 novembre 2018 dernier à l’occasion du  20e anniversaire du mouvement Kino qui aura lieu en février 2019.

 

Le dispositif offre l’opportunité à 5 cinéastes de réaliser un court métrage rendant hommage à Kino.

 

Les 5 courts métrages seront diffusés lors de la Soirée des 20 ans de Kino le vendredi 8 février 2019. Par la suite, ils seront mis en ligne pendant 10 jours dans le cadre d’un concours web en collaboration avec Bell Média.

 

 

En résumé

 

Le mouvement Kino, qui au départ naquit dans la crainte de l’an 2000, est aujourd’hui devenu synonyme de production indépendante et libre. Attention spoiler : aucune catastrophe ne s’est produite, et pourtant, cette envie de créer, elle, n’a pas disparu. Outre la contrainte matérielle et/ou financière, il s’agit d’un mouvement ouvert à tous les porteurs de projets artistiques, et pas uniquement aux professionnels.